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Exonérer les pharmacies de la taxe sur les enseignes puisqu’elles sont légalement obligatoires

PUBLIE LE May 7th, 2012 DANS ECONOMIE, FISCALITE, LIEGE, SOCIAL, SOINS DE SANTE

Les pharmaciens viennent de recevoir l’avertissement-extrait de rôle de la taxe sur les enseignes.  Pourtant, l’arrêté royal  du 21 janvier 2009 portant instructions pour les pharmaciens, mentionne que « Chaque pharmacie doit être munie d’une enseigne clairement visible afin d’être facilement localisée par le patient, notamment lors du service de garde ». L’enseigne relève dès lors d’une obligation légale et est établie pour des nécessités de santé publique.

Si le règlement relatif à la taxe sur les enseignes de la ville de Liège précise que « ne tombe pas sous l’application du règlement l’indication prescrite par les lois, arrêtés et règlements en vigueur », il exonère uniquement les enseignes « ne dépassant pas deux mètres carrés ». Ceci me parait contraire à la Circulaire relative à l’élaboration des budgets des communes et des CPAS de la Région wallonne pour l’année 2012 qui mentionne « seules les enseignes et publicités assimilées visibles de la voie publique peuvent être taxées, à l’exclusion des enseignes rendues obligatoires par une disposition réglementaire (pharmacie, etc.) »

J’estime donc que le règlement adopté par la Ville de Liège à l’initiative de l’Echevin des Finances viole les prescriptions de la Circulaire du 29 septembre 2011.

J’ai donc proposé au dernier conseil communal qu’il soit modifié en vue d’exonérer les pharmacies de cette taxe.  Ci-dessous le point ajouté à l’ordre du jour à cet effet.  Il sera évoqué en commission de l’Echevin des Finances dans le courant de la 3e semaine de mai avant d’être soumis au vote du conseil communal du 21 mai.

Considérant que la Ville de Liège possède sous la classe « taxes commerciales et industrielles », un règlement relatif à la taxe sur les enseignes ;

Considérant que ce règlement a été adapté pour la dernière fois le 1er février 2011 ;

Considérant que l’article 2, 1°, a et b, défini l’« enseigne »

-          comme l’inscription visible de la voie publique qui constitue le signe distinctif « nom », « firme », « raison sociale », etc. , de l’établissement, sauf si celle-ci est de nature à renseigner qu’audit lieu s’exercent des activités à caractère non-lucratif liées au culte, à l’enseignement, à l’association de mouvement sportif, artistique, culturel, social, syndical, politique, humanitaire, et d’aide aux personnes, scientifique ou de jeunesse, ainsi qu’au groupement constitué dans le but de diffuser des informations à caractère non commercial ;

-          toute autre inscription quelconque visible de la voie publique existant au lieu même d’un établissement, sur l’établissement lui-même ou à sa proximité immédiate, pour faire connaître au public le commerce ou l’industrie qui s’exploite audit lieu ou encore la profession qui s’y exerce, ainsi que les activités qui s’y déroulent ou encore les produits ou services qui y sont vendus ou fournis ;

Considérant que cette taxe, en excluant de son champs d’application les activités à caractère social, culturel, etc., se présente essentiellement comme une taxe sur les activités publicitaires à caractère commercial ;

Considérant que l’arrêté royal  du 21 janvier 2009 portant instructions pour les pharmaciens mentionne, en son article 10 du chapitre 3 « DE L’ACCESSIBILITÉ DE LA PHARMACIE » : « Chaque pharmacie doit être munie d’une enseigne clairement visible afin d’être facilement localisée par le patient, notamment lors du service de garde » ;

Considérant que la présence d’une enseigne de pharmacie relève dès lors d’une obligation légale et est établie pour des nécessités de santé publique :

Attendu qu’en vertu du Code de déontologie pharmaceutique, l’enseigne de pharmacie signalant un lieu de santé publique se doit d’être sobre, non clignotante et non animée (article 79) ;

Considérant que l’article 3 du règlement relatif à la taxe sur les enseignes prescrit que « ne tombe pas sous l’application du règlement l’indication prescrite par les lois, arrêtés et règlements en vigueur ne dépassant pas deux mètres carrés » ;

Considérant que la Circulaire relative à l’élaboration des budgets des communes et des CPAS de la Région wallonne (…) pour l’année 2012 du 29 septembre 2011(Moniteur belge du 14 octobre 2011, édition 2, page 63291) mentionne « seules les enseignes et publicités assimilées visibles de la voie publique peuvent être taxées, à l’exclusion des enseignes rendues obligatoires par une disposition réglementaire (pharmacie, etc.) »

Attendu que les pharmaciens de Liège viennent de recevoir l’avertissement-extrait de rôle relatif à la taxe sur les enseignes, le cumul édicté par le règlement-taxe les plaçant généralement au-delà des 2m² exonérés ;

Considérant le caractère de santé publique et de sécurité de l’enseigne de pharmacie ;

Considérant au demeurant que le règlement adopté par la Ville de Liège semble violer les prescriptions de la Circulaire du 29 septembre 2011.

Il est proposé d’adopter ce qui suit :

A titre principal :

L’article 3 du règlement relatif à la taxe sur les enseignes est modifié comme suit : « ne tombe pas sous l’application du règlement l’indication prescrite par les lois, arrêtés et règlements en vigueur ne dépassant pas deux mètres carrés » ;

A titre subsidiaire :

L’article 2, 1° du règlement relatif à la taxe sur les enseignes modifié pour la dernière fois le 1er février 2011, qui définit l’« enseigne » est complété comme suit :

Comme l’inscription visible de la voie publique qui constitue le signe distinctif « nom », « firme », « raison sociale », etc., de l’établissement,

-          (…)

-          sauf si celle-ci est de nature à renseigner qu’audit lieu s’exercent des activités à caractère lucratif liées à la santé (pharmacie, etc.)

Suivi du conseil communal de la Ville de Liège du 23 avril 2012

PUBLIE LE April 24th, 2012 DANS Environnement, FISCALITE, LOGEMENT, Personnes handicapées, POLITIQUE LOCALE, SOCIAL, SOINS DE SANTE, URBANISME

Interpellation : Sensibiliser à la surdité et à la langue des signes dans l’enseignement primaire communal liégeois (conjointe avec Carla Zennaro)

Pour rappel, le MR propose de systématiser la sensibilisation et l’initiation à la langue des signes dans l’enseignement communal liégeois et suggérons de prévoir deux heures de cours par semestre dans chacune des années de l’enseignement primaire.

L’Echevin de l’Enseignement n’a pas accueilli notre proposition positivement.  Il estime que quatre heures de cours ne permettront pas d’appréhender les difficultés de la langue des signes.

Il a aussi rappelé que les missions de l’enseignement étaient déjà assez lourdes…

Cette réponse est très insatisfaisante.  Elle fait peu de cas d’un des aspects de notre proposition, la sensibilisation à la surdité.

Dans l’enseignement catholique, en collaboration avec l’asbl Surdimobil, des journées de sensibilisation sont organisées. De temps à autre des journées ou semaines de sensibilisation sont organisées.  Partout en Wallonie, Surdimobil organise des ateliers de sensibilisation, mais très peu dans l’enseignement communal liégeois.

Cette sensibilisation et cette initiation à la langue des signes, le MR l’inscrira dans son programme.

 Décision de céder sous droit de superficie une maison d’habitation rue de Campine, 474.

Le MR veut généraliser des mesures visant à amplifier l’acquisition d’une habitation, notamment  en réduisant les coûts via par exemple le droit de superficie et d’emphytéose.

Face à l’impossibilité matérielle pour un couple ou une personne isolée disposant de revenus moyens (1200 à 1300 € par mois soit près de 2500 € pour deux) d’acheter un logement, le recours au droit de superficie présente divers avantages : le prix du terrain, les droits d’enregistrement réduits à 0,20 %, le prix du bâtiment, la possibilité de déduction fiscale, etc.

Le droit de superficie n’est pas une ressource disponible à l’infini et il ne répond probablement pas à la volonté de tous les propriétaires, mais il est une alternative permettant d’acquérir un logement, par exemple en début de carrière professionnelle : plutôt que de payer « à perte » un loyer, il autorise la déduction fiscale. 

 Le 25 mai 2009, j’avais déposé un point à l’ordre du jour afin d’adopter le principe de la vente de certaines maisons d’habitation via le droit de superficie.

La vente de la maison de la rue de Campine est la première concrétisation de ma proposition, je m’en réjouis fortement car elle permettra à deux jeunes liégeois d’acquérir un bien à un bon prix.

 Décision d’acquérir trois voitures électriques de type ION

Tout en me réjouissant de cette acquisition, je me suis inquiété du coût et ai demandé si la solution du leasing (qui inclus l’assurance omnium et le remplacement des batteries) ne serait pas moins onéreuse.

J’ai profité de l’occasion aussi pour rappeler le dépôt, il y a plus d’un an, d’un point visant à prévoir l’installation systématique de bornes de recharge électrique dans les projets de lotissement ou de travaux, proposition qui reste sans suite actuellement.

Visiblement embrouillé, l’Echevin des Travaux a estimé que le peu de suivi s’expliquait par l’immobilisme des GRD (ce qui est faux !) et par la nécessité d’appréhender le dossier au niveau supracommunal…

Pour les voitures électriques, il a précisé que les services avaient étudié les meilleures options…

Deux fois déçus par ces réponses, j’ai sollicité une copie de l’analyse des services et une évaluation des coûts d’utilisation après une année.

Point ajouté à l’ordre du jour : Exonérer les pharmacies de la taxe sur les enseignes puisqu’elles sont légalement obligatoires.

Estimant que la présence d’une enseigne de pharmacie relève d’une obligation légale et est établie pour des nécessités de santé publique, le MR propose une réforme du règlement-taxe sur les enseignes afin d’exonérer les pharmacies de la taxe sur les enseignes.

Le point a été renvoyé en commission.

Point ajouté à l’ordre du jour : Nominations des agents de la Ville de Liège : ne pas laisser la moitié des agents au bord du chemin… Proposition de constitution d’une pension complémentaire pour les agents contractuels de la Ville et du CPAS de Liège.

Le MR propose la « création » d’une solution assurantielle pour financer une pension complémentaire aux agents contractuels de la Ville de Liège et de son CPAS afin de combler une partie du différentiel avec la pension des agents statutaires.

Cette proposition a été adaptée suite à des modifications légales et à l’accord de Gouvernement.

Aujourd’hui, le cumul entre une pension du 2e pilier et la pension d’un agent statutaire n’est plus possible et les primes versées pour la constitution de cette pension complémentaires sont déduites, lors de la nomination, de la cotisation de responsabilisation dont doivent s’acquitter les communes suite à la réforme de l’ONSS-APL.

Il n’y a, à mon sens, plus aucun obstacle pour octroyer ce complément de pension aux agents contractuels… sauf si la majorité refuse ce choix politique et responsable.

Le point a été renvoyé en commission.

Soutien et respect pour les vétérans de la Défense

PUBLIE LE April 23rd, 2012 DANS HISTOIRE, OPINION

30.000 femmes et hommes ont participé, ces dernières années, à des missions à l’étranger pour venir en aide aux populations et pour y maintenir la paix. Chaque année est commémorée la Journée des vétérans.

La date retenue rappelle le massacre de nos para-commandos à Kigali, le 7 avril 1994 (http://www.supportourveterans.be/fr).

En créant l’Institut des Vétérans et en instaurant le titre honorifique de vétéran en 2003, le Législateur a voulu étendre la mission de l’Institut National des Invalides de Guerre au profit d’une nouvelle population constituée par les membres du personnel de la Défense qui, depuis la fin de la guerre de Corée, participent à des missions et opérations extérieures, conformément aux décisions du Gouvernement belge. Un arrêté royal détermine les opérations auxquelles les membres et les anciens membres du personnel de la Défense doivent avoir participé pour être vétéran.

Ce statut exprime la reconnaissance nationale à ces hommes et femmes qui souvent, prennent de gros risques pour leur vie et leur santé loin des leurs. Depuis 1960, 146 militaires belges ont perdu la vie dans l’exécution d’une mission à l’étranger.

Leur histoire est à découvrir sur le site internet consacré aux vétérans : www.warveterans.be

En tant que seul militaire de réserve du Conseil Communal de Liège, j’estime opportun de sensibiliser mes collègues conseillers au maintien actif de la mémoire de ces soldats qui sont tombés pour préserver nos libertés et celle d’autres peuples.

 En leur honneur, je déposerai sur chaque banc une petite information et un pin’s.

Michel Péters

Conseiller communal

Capitaine-Commandant de Réserve

Sensibiliser à la surdité et à la langue des signes dans l’enseignement primaire communal liégeois

PUBLIE LE April 19th, 2012 DANS Personnes handicapées, POLITIQUE LOCALE, SOCIAL

En Belgique, il y a 400.000 personnes sourdes ou malentendantes, parmi celles-ci on estime qu’il y a environ 40.000 sourds profonds. 

La surdité est un handicap lourd, d’autant plus qu’il coupe la personne atteinte de tout contact social.  La Ville l’a bien compris en inscrivant dans son Projet de Ville une action visant à développer l’apprentissage du langage des signes en poursuivant le développement de l’IRHOV en vue d’accroître le nombre d’élèves à l’obtention du Certificat d’Etudes de Base (CEB), du Certificat d’Enseignement Secondaire Inférieur (CESI) et du Certificat d’Enseignement Secondaire Supérieur (CESS).  Cela s’adresse aux personnes malentendantes. 

Des associations, dont SurCité, animent des ateliers de sensibilisation à la surdité et de formation à la langue des signes au sein des écoles, des administrations communales, en entreprises ou sur des évènements. Pour ma collègue Carla Zennaro et moi-même, la sensibilisation doit être étendue. 

Nous estimons que la sensibilisation et l’initiation à la langue des signes doivent devenir systématiques dans l’enseignement communal liégeois. Nous suggérons de prévoir deux heures de cours par semestre dans chacune des années de l’enseignement primaire. 

Certes, cette initiation ne pourra conduire à une connaissance parfaite de la langue des signes, mais elle aura l’avantage – qui sait ? –, de susciter des vocations.  Aujourd’hui, il manque cruellement de  traducteurs, notre proposition pourrait peut-être combler ce manque dans quelques années. Elle permettra aussi d’éduquer nos jeunes à la différence et au respect du handicap.

Nous souhaiterions connaître l’avis du Collège sur cette proposition et l’interpelerons le lundi 23 avril.

Il est temps que la Police de Liège gazouille…

PUBLIE LE March 29th, 2012 DANS POLITIQUE LOCALE, SECURITE

Twitter peut aider la Police de Liège à renforcer la sécurité et à diffuser des renseignements officiels 

D’après le spécialiste français des conversations sur internet Semiocast, 1,1 million de comptes Twitter sont ouverts en Belgique au 1er janvier 2012.

Cela constitue un doublement en un an (520.000). La Belgique représente 0,28 % de la twittosphère mondiale ce qui la place à la 35ème position mondiale.

Semiocast a aussi analysé l’activité des utilisateurs : 26 % des détenteurs d’un compte Twitter sont réellement actifs et 48 % des utilisateurs se sont au moins connectés une fois sur les trois mois de l’étude.

Comme il a pu l’être constaté lors des émeutes en Angleterre ou encore lors de la fusillade de la Place Saint-Lambert, les réseaux sociaux peuvent propager des rumeurs, mais cela ne doit pas masquer le fait qu’ils peuvent aussi aider à les démentir.

Dans de nombreux pays (France, Canada, Etats-Unis, Luxembourg, etc.), mais aussi en Belgique (Mechelen, Mons-Quévy, etc.), les polices « s’affichent » sur Twitter.  

Je recommande donc à la Police de Liège de créer un compte Twitter et de dédicacer un agent à sa gestion. 

Lors des émeutes de Manchester, Twitter a permis aux policiers de rassurer directement le public et de mettre un terme à des rumeurs. La Police de Manchester a également sollicité les presque 100 000 abonnés à son compte pour tenter d’identifier des suspects, en demandant régulièrement aux internautes de dénoncer les personnes qu’ils reconnaîtraient sur les images.  

Ces appels à témoins via Internet ont été mis en place par d’autres services de police, tant en Angleterre qu’au Luxembourg par exemple.

Twitter est aussi un outil de choix pour rapprocher la police du citoyen, le support peut en effet faire baisser le seuil à franchir avant de se tourner vers la police.

Un canal de communication nouveau, supplémentaire et interactif

La manière dont les citoyens communiquent évolue, la police doit donc suivre le pas. Une police moderne utilise ces nouveaux modes de communication.

Twitter peut également être pour la police un moyen de fournir de l’information :

  • les emplacements des radars ;
  • les principaux délits constatés
  • les embouteillages (un échange d’informations est ici possible) ;
  • des informations et conseils sur la circulation routière ;
  • des communiqués de presse ;
  • des conseils de prévention
  • des articles de presse publiés par d’autres médias relatifs à prévention et la sécurité, etc.

 Twitter, au delà, c’est un lien plus direct, entre les citoyens et la police, avec la possibilité pour chacun d’interagir.

Tout ceci, bien évidemment, ne doit pas viser à remplacer, mais bien à renforcer et diversifier les moyens de la police.

Je reste convaincu que le contact humain avec l’inspecteur de proximité doit persister et même être renforcé.

 Il devra aussi être tenu compte de la déontologie et de son éventuel impact sur la vie privée. A ce niveau, les compétences de la commission « caméra de surveillance » existante à Liège, pourraient être étendues.

J’ai sensibilisé le Bourgmestre de Liège et le Chef de Corps de la Police de Liège à l’intérêt de ce moyen de communication an leur adressant une question écrite qui doit, selon les termes du Règlement d’Ordre Intérieur du Conseil communal, obtenir une réponse dans les 30 jours.