Cahier de modifications budgétaires 2017 de la Ville de Liège

Le CMB présenté au conseil communal ce 30 octobre 2017 est intéressant essentiellement par les inscriptions qui figurent aux exercices antérieurs.

Les dépenses sur l’exercice antérieur grimpent de 11,4 M € alors que les recettes augmentent de 2,8 M €.  C’est donc un delta de 8,6 M € que vous compensez entièrement par un prélèvement supplémentaire des réserves FOURMI.

Le Fonds FOURMI se vide inexorablement et atteindra 10,34 M € au 31/12/17 alors que, au budget initial, il était prévu qu’il s’établisse à 19,18 M €.

Le total de tous les prélèvements s’élève finalement à 32,12 M € au lieu de 23,58 M € au budget initial.

Par rapport au plan de gestion, les dépense de fonctionnement grimpent encore alors que vous vous êtes engagé à une croissance de 1 %.

 

Deux bonnes nouvelles :

  • L’augmentation du Fonds des Communes qui permet de stabiliser les recettes de transfert
  • Le produit des concessions relatives au mobilier urbain qui qui permet une augmentation (non récurrente) des recettes de prestations.

L’ensemble peine – puisque vous devez recourir à des prélèvements plus importants – à couvrir une augmentation importante des dépenses de transfert justifiées par un accroissement important (+3,57 M €) des droits constatés non perçus. Une explication semble nécessaire.

Par ailleurs, votre budget inclut toujours une taxe sur les pylônes alors même que les opérateurs télécom et le précédent gouvernement de la Wallonie seraient arrivés à un accord sur la question. Cet accord pourrait d’ailleurs en coûter 2 x 300.000 € pour le budget liégeois.

En résumé, ce CMB confirme que les mesurettes adoptées dans les plans de gestion successifs ne permettent pas à la ville d’équilibrer son budget.

En 2019, les fonds de réserves seront vides, il devra être fait appel à la dernière tranche de l’emprunt « pension du passé ». Aucune solution pérenne n’est dégagée pour faire face à la cotisation « Daerden » de responsabilisation. Le report des obligations actuelles (dettes, pensions) sur les générations futures se poursuit inexorablement.