Calimero, le mal liégeois ?

Le syndrome de Calimero correspond à un malheur persistant ou à une plainte insistante de la part d’une personne qui peine à exister autrement que centrée sur ses souffrances, et qui attend de son entourage une attention soutenue, voire un réconfort constant.

Dans une sorte de « droit de réponse » paru dans La Libre de ce 5 janvier en réaction à une analyse du même journal, le Bourgmestre de Liège depuis 18 ans – mais aussi conseiller communal depuis 1989 et échevin depuis 1991 – fait part, c’est mon analyse, de son aveu de faiblesse face à la problématique de la toxicomanie.

Si, sur l’analyse du problème et sur la nécessité de créer un centre intégré socio-sanitaire, je peux rejoindre le Bourgmestre, il y a néanmoins un bémol.

L’expérience TADAM a-t-elle réellement abouti à des conclusions crédibles ? Dès le départ, j’ai estimé et indiqué que « l’échantillon évalué » était trop restrictif. Se réduisant encore en cours d’expérience, celle-ci a finalement porté sur quelques dizaines de personnes.  Le Centre de délivrance contrôlée d’héroïne ne doit donc pas être présenté comme LA seule et unique solution. Loin de là.

Pourtant, c’est cette partie de solution qui entraîne la critique systématique du Bourgmestre (et plus généralement, dans d’autres dossiers, de sa majorité PS-CDH) envers les autorités fédérales et… maintenant régionales : « la ville est abandonnée par le fédéral, par la Région et la Communauté française, par les pouvoirs qui ont dans leurs attributions les solutions potentielles ».

On se demande si la critique aurait porté également sur la Région avant juillet 2017…

Nous y voilà à ce que je qualifierais de mal liégeois, le syndrome de Calimero : depuis 2014 (ou juillet 2017 pour ce qui concerne la Wallonie), la faute des problèmes de la Ville de Liège est ailleurs singulièrement au niveau fédéral accusé de tous les maux.

Quelques exemples illustratifs mais non exhaustifs, relevés au conseil communal :

  • Le transfert de la pauvreté de l’Etat fédéral vers les communes suite à la réforme du chômage (pour rappel décidée sous Di Rupo)… alors même que le gouvernement fédéral actuel a prévu d’importantes augmentations de subventions pour les CPAS.
  • La problématique de la cotisation de responsabilisation sur les pensions (pour rappel mise en place par Michel Daerden)… alors même que le gouvernement fédéral actuel propose une importante réforme permettant d’assurer les nominations à l’avenir sans obérer les finances communales et fédérales.
  • Dans ce même dossier, les reproches faits par le chef de groupe PS au conseil communal de la non prise en charge par la Wallonie des intérêts de l’emprunt destiné à couvrir la cotisation… pour mieux camoufler le report des charges sur les générations futures.
  • L’impact du Tax Shift sur les finances communales… ou comment regretter que les citoyens retrouvent un peu de pouvoir d’achat.
  • Etc.

Voici donc maintenant la toxicomanie. Cette attitude est un aveu de faiblesse. La faiblesse d’une majorité en place depuis 1989.

Pourquoi, en 2018, n’arrêterions-nous pas la douleur d’un collège communal visiblement dépassé par les événements. Je ne veux pas viser seulement le Bourgmestre, ce serait trop simple, mais c’est bien toute sa majorité qui souffre du syndrome de Calimero ; à l’exception peut-être de l’Echevin de Travaux qui constituerait à mon estime la seule alternative crédible et marque de changement au sein du PS liégeois.

Ce sera un des enjeux des élections communales d’octobre, le changement dans la manière d’aborder les problèmes (réels) auxquels notre ville est confrontée.

Face au syndrome de Calimero, il existe une génération de politiques qui veulent utiliser les forces de Liège pour affronter les difficultés, qui souhaitent réformer pour donner un avenir et non pas simplement reporter les problèmes en hypothéquant l’avenir.

Face au syndrome de Calimero, l’alternative est la volonté et la responsabilité.   

Intégrisme, les Liégeois s’interrogent

Je fais partie d’une formation politique qui a osé parler des échecs de l’intégration et de la lutte contre les communautarismes. Nous avons initié la loi interdisant le port de tout vêtement cachant totalement ou de manière principale le visage, déposé dans l’ensemble des parlements des propositions visant à la neutralité de l’administration et de l’école et au parcours d’intégration obligatoire.

A Liège aussi, il nous faut apprendre à briser certains tabous sans craindre de devenir les victimes de mauvaises caricatures et de procès d’intention.

Si les réponses à ces problématiques doivent assurément être humanistes, elles doivent également demeurer intransigeantes sur le respect du socle commun des valeurs et sur l’ordre public.

Le 3 septembre dernier, le Conseil communal de Liège a adopté, à l’unanimité, le rapport annuel de la Commission consultative Femmes et Ville qui rappelait son avis émis en juin 2010 relatif à l’interdiction du port de tout signe d’appartenance convictionnelle dans les services publics communaux et du CPAS et dans l’enseignement maternel, primaire et secondaire. Il rappelait aussi l’importante du concept de l’égalité homme/femme.

Je sais que le sujet préoccupe. En tant que conseiller communal, je suis souvent interpellé par des citoyens liégeois. Ces dernières semaines, dans la rue, les commerces, sur les marchés, les interrogations sont nombreuses.

J’ai voulu ne rien laisser au hasard à ce propos. Dès 2008, j’interpellais le Collège communal de Liège sur les défis auxquels notre Cité serait confrontée quant à l’implantation de lieux de cultes musulmans sur son territoire comme ce fut le cas dans le quartier de Glain. En février 2010, je cosignais un projet de motion visant l’interdiction des signes convictionnels au sein de l’administration communale, du CPAS et des écoles communales de Liège.

Par ailleurs, la presse se faisait l’écho, le 21 août dernier, du financement de certaines « écoles » islamistes radicales en Belgique. Quelques semaines auparavant, la présence de membres d’un groupe islamiste extrémiste dans un quartier de notre cité était relatée. Interrogé par mes soins à ces sujets, le Bourgmestre de Liège ne m’a pas donné aucune réponse.

La réflexion sur ces questions à la Ville de Liège n’a pas lieu. Elle a pourtant largement lieu d’être. J’estime que les formations démocratiques doivent s’en emparer pour éviter la récupération par les extrêmes haineux et les populistes.

Il faut mener une réflexion approfondie, multidimensionnelle (architecture, urbanisme, environnement, sécurité, mobilité, etc.) et humaniste sur l’intégration harmonieuse des lieux de culte à l’échelle des quartiers, de la Ville, mais aussi de l’agglomération liégeoise.

Un lieu de culte ne doit pas entraîner une modification fondamentale de l’affectation d’un quartier ni conduire au repli sur soi. Il doit être ouvert vers les populations pour une meilleure compréhension et surtout, une appropriation par tous.  Le vivre-ensemble de chaque Liégeois est à ce prix.

Afin d’intégrer toutes ces dimensions, il importe de se donner du temps, le temps d’une large réflexion associant l’ensemble des acteurs.

Je lance ici le débat, démocratiquement.  En 2008 et en 2010, le MR était seul pour l’initier.

Quelle formation politique liégeoise sera prête à prendre ses responsabilités à ce niveau au lendemain du 14 octobre ?

Logement : accroître l’accès à la propriété… et permettre aux citoyens d’honorer leurs crédits.

La presse fait mention ce matin de l’accroissement du nombre de  Belges qui ne peuvent plus honorer leurs crédits hypothécaires.

Pour le MR, l’accessibilité à la propriété est une priorité et une préoccupation permanente, tant au niveau fédéral que local. Condition élémentaire à l’épa­nouissement personnel de bon nombre d’entre nous, elle vise également à renforcer la cohésion so­ciale. L’accès à la propriété offre une certaine sécurité d’existence, le projet d’une vie pour beaucoup et constitue souvent un investissement pour ses « vieux jours ».

Pour rappel, nous proposons :

–          de développer le droit de superficie et l’emphytéose (en tant qu’alternative moins onéreuse en regard de la location à vie)

Avantage : droit d’enregistrement réduit (0,2 %) et prix d’achat réduit (puisqu’on achète « les briques » pour une durée de 50 ans

Cette proposition, initiée à la Ville de Liège sur ma proposition, a connu une réalisation.  Ce dernier lundi, au conseil communal, à l’occasion de la vente publique de deux immeubles, j’ai encore souhaité que le système du droit de superficie soit adopté, mais la majorité PS/CDH, vous savez ceux qui défendent les « petits », n’en a pas voulu.

–          la diminution de la fiscalité à l’achat ou à la transmission d’un logement par :

  • une diminution des frais d’acquisition d’un logement (droits d’enregistrement, abattement, dispositif du sac à dos,…) ;
  • une suppression des droits de succession entre époux et cohabitants légaux portant sur la résidence commune ;
  • une réduction des droits de donation (y compris famille recomposée) de logements ou de terrain à bâtir si construction endéans les 2 ans et occupation pendant un certain délai ;
  • une réduction des droits de succession en cas de legs d’une habitation destinée à devenir la résidence principale du légataire pendant un certain délai ;
  • la reprise de l’indexation des tranches de parts en ce qui concerne les donations et successions de biens immeubles gelée depuis plus de 20 ans. Ceci à pour effet d’imposer beaucoup plus lourdement un même logement donné ou hérité aujourd’hui qu’il y a vingt ans, à l’époque où ces droits ont été fixés par le législateur ;

–          le développement des formules existantes de crédit social ;

–          des systèmes innovants tels que la location-achat ou l’option d’achat de logements sociaux.

Pour rappel également, en matière de logement acquisitifs, le PS propose uniquement de moduler la déduction fiscale pour habitation unique en fonction des revenus… Encore un peu d’inégalité fiscale…Quant au CDH et Ecolo, ils sont muets sur le logement acquisitif…

D’aucuns diront que c’est plus une question de revenus que de hauteur de crédit… Ils fustigeront les méchants banquiers et leurs taux usuriers… Qu’ils s’expliquent face à ses statistiques alarmantes et aux situations stressantes auxquelles doivent faire face nos concitoyens en difficulté de paiement.

Liège, autrement ! Le programme du MR pour les Communales 2012 à Liège.

Vous pouvez prendre connaissance, ci-dessous, de la compilation des diverses thématiques envisagées par le programme du MR pour les communale à Liège.  Les tables des matières sont distinctes par chapitre.

 

Je vous renvoie aussi au site du MR : http://www.mrliege.be/fr/programme-ville-mr-liege-2012

 

Soutien et respect pour les vétérans de la Défense

30.000 femmes et hommes ont participé, ces dernières années, à des missions à l’étranger pour venir en aide aux populations et pour y maintenir la paix. Chaque année est commémorée la Journée des vétérans.

La date retenue rappelle le massacre de nos para-commandos à Kigali, le 7 avril 1994 (http://www.supportourveterans.be/fr).

En créant l’Institut des Vétérans et en instaurant le titre honorifique de vétéran en 2003, le Législateur a voulu étendre la mission de l’Institut National des Invalides de Guerre au profit d’une nouvelle population constituée par les membres du personnel de la Défense qui, depuis la fin de la guerre de Corée, participent à des missions et opérations extérieures, conformément aux décisions du Gouvernement belge. Un arrêté royal détermine les opérations auxquelles les membres et les anciens membres du personnel de la Défense doivent avoir participé pour être vétéran.

Ce statut exprime la reconnaissance nationale à ces hommes et femmes qui souvent, prennent de gros risques pour leur vie et leur santé loin des leurs. Depuis 1960, 146 militaires belges ont perdu la vie dans l’exécution d’une mission à l’étranger.

Leur histoire est à découvrir sur le site internet consacré aux vétérans : www.warveterans.be

En tant que seul militaire de réserve du Conseil Communal de Liège, j’estime opportun de sensibiliser mes collègues conseillers au maintien actif de la mémoire de ces soldats qui sont tombés pour préserver nos libertés et celle d’autres peuples.

 En leur honneur, je déposerai sur chaque banc une petite information et un pin’s.

Michel Péters

Conseiller communal

Capitaine-Commandant de Réserve