Question orale – conseil communal du 26 juin 2017 – Emeute dans le Carré, une de trop ?

Monsieur le Bourgmestre,

Il y avait longtemps que le Carré n’avait plus connu de tels événements quasi insurrectionnels.

La violence des débordements de la nuit de vendredi à samedi interpelle d’autant plus que les fêtards ont pris pour cible les policiers.

En pleine lutte contre le terrorisme, s’en prendre à des policiers qui connaissent des conditions de travail particulièrement compliquées, est inacceptable. Je tiens à marquer ma solidarité avec l’ensemble des forces de l’ordre intervenues la nuit de vendredi à samedi.

Parmi les projectiles lancés sur les policiers figuraient des bouteilles en verre ? N’est-ce pas un nouvel exemple d’une attitude irresponsable des night-shop qui continuent à vendre des bouteilles ?

Envisagez-vous une fermeture ? De quel ordre ? Permanente ? Temporaire en guise de sanction, par exemple une semaine ?

Ne pensez-vous pas, en cas de fermeture, inutilement et abusivement sanctionner les commerçants qui ont déjà consentis d’importants efforts (sécurité privée, charte pour un Carré qui tourne rond, etc.) ?

Une fermeture n’occasionnera-t-elle pas des mouvements de foules et des dégradations alentours ?

Je vous remercie pour vos réponses.

L’image déplorable pour notre Cité des incidents du 4 décembre au Stade du pays de Charleroi

Choqué par les événements au Stade du Pays de Charleroi le 4 décembre, j’interpelle le Bourgmestre sur les coûts de la sécurité et les initiatives contre le hooliganisme de quelques énergumènes.

 

Rendre une image positive à une ville prend des années, parfois de décennies.  Elle impose souvent des décisions politiques courageuses et coûteuses.

A contrario, la bêtise de quelques énergumènes peut, en quelques minutes, ruiner une image et une dynamique.

Chaque jour de match à Sclessin, les désagréments subis par la population locale ou de passage sont énormes.

Nous avions eu droit, il y a quelque temps, à un tiffo que les plus optimistes auront qualifié « d’humour douteux ».

Voici maintenant que quelques « supporters » se livrent à des comportements menant à l’arrêt d’un match.

C’est clairement inacceptable ! Va-t-on encore longtemps tout accepter pour ce sport dit populaire qui brasse des millions, parfois dans des conditions illégales comme en témoignent les récentes révélations de fraude fiscale à grande échelle ?

Monsieur le Bourgmestre,

Condamnez-vous les faits graves commis par quelques énergumènes ce dimanche 4 décembre ?

Auriez-vous l’amabilité de nous rappeler les dispositifs préventifs et répressifs mis en place au niveau fédéral et communal pour lutter contre l’hooliganisme ?

Quels sont les budgets consacrés par la Ville de Liège et la Police de Liège à la prévention de l’hooliganisme et à la sécurisation des matchs ?

Quelles sont les recettes (taxe sur les spect
acles) générées par l’organisation des matchs à Sclessin pour la Ville de Liège ?

Quelles démarches avez-vous entreprises, depuis le 4 décembre, à la fois pour sensibiliser les responsables du Standard et les clubs de supporters, à l’image déplorable pour Liège des incidents carolorégiens ?

 

 

Interpellation au conseil communal du 30 mai 2016 – La surcharge de la liaison E40-E25 et son impact sur les quartiers

Monsieur le Bourgmestre,

Inaugurée en juin 2000, la liaison E40-E25 assure une connexion directe entre les autoroutes situées au nord et à l’ouest de l’agglomération liégeoise (E40, E42, E313) et celle de Liège-Luxembourg (E25).

Plus de 80.000 équivalents véhicules l’empruntent chaque jour dans les deux sens. Son ouverture apporta du souffle pour les habitants du boulevard d’Avroy, des Terrasses, de la rue du Parc et du boulevard de l’Automobile qui subissaient jusqu’alors cet énorme et désagréable trafic de transit.

BouchonsAujourd’hui, la liaison est souvent saturée, particulièrement aux heures de pointe matinales et de l’après-midi. La situation n’est pas améliorée, loin s’en faut, par les travaux du nouvel hôpital du CHC. On peut d’ailleurs s’interroger sur la pertinence des limitations de vitesse actuellement imposées dans les deux sens tout au long de ce chantier… A terme, l’accès au nouvel hôpital en service aura également un impact non négligeable.

La conséquence de la surcharge est constante : au fur et à mesure que le bouchon « remonte », les automobilistes cherchent des échappatoires et encombrent, successivement, les quartiers d’Avroy, du Laveu, de Burenville, de Glain, de Sainte-Marguerite, de Ans, de Saint-Nicolas (sortie Bonne Fortune).

Ce sont à nouveau des milliers de Liégeois, en rive gauche, qui subissent les désagréments d’automobilistes excédés qui profitent de leur déviation pour tenter de récupérer le temps perdu… en adoptant une conduite pour le moins inappropriée dans sur des voiries souvent inadaptées, parfois en circulation locale.

Monsieur le Bourgmestre, tout en étant conscient que le sujet de cette interpellation mériterait à lui seul la réunion de notre commission Mobilité (pourquoi pas d’ailleurs ?), je souhaiterais connaître votre sentiment et vos intentions pour permettre à des milliers de nos concitoyens de retrouver la quiétude à laquelle ils aspirent.

– Quelle est votre analyse de la problématique ? La liaison Beaufays-Cerexhe-Heuseux apportera-t-elle une partie de la solution ?

– Quelles sont vos intentions ?

– Comptez-vous mettre en place, à brève échéance, des dispositifs dissuasifs dans les quartiers ?

– Envisagez-vous des moyens plus contraignants et répressifs, à court, moyen et long terme ?

Ne pourrions-nous pas, par ailleurs, envisager une campagne de sensibilisation « Bouchons, envahir les quartiers n’est pas une solution » qui informerait l’automobiliste des risques de contrôles auxquels il s’expose lorsqu’il s’aventure sur un itinéraire de substitution non adapté ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Interdire le centre-ville aux voiture diesel ?

 

Capture d’écran 2016-02-10 à 11.00.43Une nouvelle fois, #Vega voit les choses par un seul bout de la lorgnette restrictive des libertés !
Interdire les véhicules diesel pénaliserait les travailleurs, le commerce et, in fine, la ville. L’air dans ce désert économique que deviendrait Liège serait certainement plus respirable… pour les mouettes et les bobos !
Ce qu’il faut avant toute in

terdiction aussi radicale, c’est une offre crédible de transport public structurant – que n’est pas une seule ligne de tram… -, des solutions de transport doux (vélos et véhicules électriques, bornes de rechargement, aménagements « remonte-pente » pour vélo, etc.).

Ouvrons le débat, notamment au sein de la nouvelle commission Mobilité mise en place à la demande du ‪#‎MR‬ et d’‪#‎Ecolo‬, plutôt que menacer à coup de propositions isolées qui ne servent que de coup de pub.

Chiffres de la criminalité à Liège : réalité ou communication préélectorale ?

101-police-non-emergency-no-1320758834-article-0Le Bourgmestre et le Chef de Corps de la Police ont diffusé à la presse, ce 12 février, les statistiques de criminalité pour l’année 2013.

Une fois de plus, la presse a l’honneur d’une annonce que les élus ne recevront probablement pas avant la fin de ce mois. En termes de démocratie représentative, cette communication interpelle.

Si la criminalité globale diminue par rapport aux deux dernières années, et particulièrement par rapport à 2011, année noire s’il en est, nous constatons que les chiffres semblables à ceux de 2009, et ce, malgré les divers plans d’action mis en place.

Ce n’est pas sans poser question sur l’efficacité de certains et leur nécessaire adaptation .

La gravité de la criminalité, au contraire, augmente : les coups et blessures volontaires et les délits liés aux stupéfiants sont en croissance.

Par ailleurs, les infractions à la réglementation communale, communément appelées les incivilités, sont en croissance de 9,4 % : déchets : + 25 % ; tapages : + 26 % ; mendicité : +1,3 %.

Pour Michel Péters, « C’est certainement le moment de réfléchir à l’application de nouvelles sanctions administratives communales (SAC) pour réprimer ces comportements qui empestent le quotidien des Liégeois, créent un sentiment d’insécurité et nuisent à l’image de notre Cité ».

La position du MR à cet égard est renforcée par le fait que la criminalité des mineurs est en augmentation (+ 4 %), tout comme celle des 15-18 ans (+ 7,2 %).

« Il ne faut donc pas attendre une année non-électorale pour appliquer les nouvelles dispositions légales relatives aux SAC comme le suggère le Bourgmestre » insiste Christine Defraigne.

Enfin, le MR s’inquiète de la crédibilité de cette baisse statistique : sur un cadre de 1.113 policiers, 1.040 agents, de tous grades, sont « effectifs ». Si l’on compte les malades de longue durée, les agents détachés hors la zone de police, ceux qui sont affectés à d’autres tâches (garde du Palais de Justice, transport de détenus), ce sont de moins en moins d’agents qui sont en service pour effectuer des constats d’office, ceux qui constituent les activités proactives de la Police à côté des activités réactives (plaintes des citoyens).

« La réduction de l’activité policière a certainement une incidence sur la réduction annoncée de la criminalité. Nous demanderons les chiffres sur les cinq dernières années lorsque le conseil communal sera enfin informé. A ce moment, nous pourrons effectivement dire si la criminalité se réduit, ce dont nous nous réjouirons, ou si ce ne sont qu’effets d’annonce préélectoraux » ajoutent encore Christine Defraigne et Michel Péters.