Réforme des licences d’armes : le dogmatisme nuit à la santé économique de la Wallonie !

Le Gouvernement wallon vient d’adopter la 4e version de l’avant-projet de décret portant réforme des procédures d’octroi des licences d’armes.

Pour rappel, l’amateurisme du Gouvernement wallon avait été mis en évidence dans l’avis du Conseil d’Etat émis le 14 mars dernier : « imprécision quant aux objectifs poursuivis, transposition déficiente de la directive 91/477/CEE, flou quant à la portée effective du concept des droits de l’homme comme élément régulateur de l’octroi de certaines licences, etc. ». Le Conseil d’Etat appelait le Gouvernement wallon à retravailler fondamentalement son projet.

Le Mouvement Réformateur, via des motions déposées au sein de plusieurs conseils communaux et des interventions au Parlement wallon des députés Christine Defraigne et Pierre-Yves Jeholet, avait relayé les inquiétudes du secteur de sécurité et de défense et appelé le Gouvernement à se ressaisir rapidement du dossier, à le revoir fondamentalement en concertation avec le secteur et à se limiter strictement à la transposition des directives européennes.

 Peut-on dès lors être content du texte modifié ? NON :  

  1. Des contraintes aux processus d’octroi de licences sont ajoutées par le Gouvernement wallon, même si une attention plus particulière a été accordée aux remarques du secteur industriel de sécurité et de défense, ce dont on peut se réjouir.
  2. Le texte continue à aller au-delà de la stricte transposition des directives européennes, menaçant dès lors la compétitivité de nos entreprises.

Le Parlement wallon sera appelé à examiner le texte dans les prochaines semaines. Les députés MR y seront plus qu’attentifs.  On ne peut accepter que par dogmatisme, certaines formations politiques menacent lourdement l’avenir d’un secteur pesant 15.000 emplois directs et indirects en Wallonie dont 7500 dans le bassin liégeois.

 

Christine Defraigne

Pierre-Yves Jeholet

Michel Péters

Soutien et respect pour les vétérans de la Défense

30.000 femmes et hommes ont participé, ces dernières années, à des missions à l’étranger pour venir en aide aux populations et pour y maintenir la paix. Chaque année est commémorée la Journée des vétérans.

La date retenue rappelle le massacre de nos para-commandos à Kigali, le 7 avril 1994 (http://www.supportourveterans.be/fr).

En créant l’Institut des Vétérans et en instaurant le titre honorifique de vétéran en 2003, le Législateur a voulu étendre la mission de l’Institut National des Invalides de Guerre au profit d’une nouvelle population constituée par les membres du personnel de la Défense qui, depuis la fin de la guerre de Corée, participent à des missions et opérations extérieures, conformément aux décisions du Gouvernement belge. Un arrêté royal détermine les opérations auxquelles les membres et les anciens membres du personnel de la Défense doivent avoir participé pour être vétéran.

Ce statut exprime la reconnaissance nationale à ces hommes et femmes qui souvent, prennent de gros risques pour leur vie et leur santé loin des leurs. Depuis 1960, 146 militaires belges ont perdu la vie dans l’exécution d’une mission à l’étranger.

Leur histoire est à découvrir sur le site internet consacré aux vétérans : www.warveterans.be

En tant que seul militaire de réserve du Conseil Communal de Liège, j’estime opportun de sensibiliser mes collègues conseillers au maintien actif de la mémoire de ces soldats qui sont tombés pour préserver nos libertés et celle d’autres peuples.

 En leur honneur, je déposerai sur chaque banc une petite information et un pin’s.

Michel Péters

Conseiller communal

Capitaine-Commandant de Réserve

Suivi du conseil communal de la Ville de Liège du 27 février 2012

Motion relative à la position de la Ville de Liège au sujet de la réforme de la procédure d’octroi des licences d’armes. 

Le MR, alarmé par l’avant projet de décret portant réforme de la procédure des licences d’armes, avait déposé un projet de motion.

 

Retravaillé par les chefs de groupes, notamment la cheffe de groupe socialiste que je remercie pour sa contribution positive, un consensus s’est dégagé sur un texte qui demande au gouvernement wallon d’être attentif aux intérêts à la fois de sa politique – on ne peut pas lui demander l’impossible – mais aussi économiques, commerciaux, éthiques et d’emploi du secteur.

Le conseil communal de Liège appelle également à la poursuite de la concertation avec le secteur.

 

Lire ici  le texte adopté par le conseil à l’unanimité.

View more documents from Michel Peters.

La Ville de Liège a-t-elle encore une unité militaire à parrainer ?

La Réforme de la Défense a de nombreuses conséquences importantes pour les militaires et leur famille, les quartiers (et donc les communes qui les hébergent), mais aussi les traditions.

Des rumeurs ont fait croire, à un moment, que l’appellation 12e de Ligne serait supprimée.  Si ces rumeurs semblaient infondées, il n’est toujours pas certain, aujourd’hui, que le régiment, lequel a aussi repris les traditions du 13e Régiment de Ligne, conserve effectivement son nom. 

Des démarches ont-elles été entreprises auprès du Ministre de la Défense pour soutenir l’appellation historique du Régiment qui défendit notre Ville en 1914 et en 1940 ?

View more documents from Michel Peters.

Nos forces armées, devenues entièrement professionnelles avec la fin de la conscription, ont un besoin vital de liens Armée-Nation afin d’éviter l’isolement par rapport à la société dont elles constituent un élément.  C’est une question de Démocratie.

Ne convient-il pas d’offrir aux citoyens des opportunités de rencontre avec le monde militaire afin de les sensibiliser aux enjeux de la sécurité collective et de la contribution de la Belgique à celle-ci ?  En outre, n’est-il pas nécessaire d’approfondir la connaissance citoyenne de la défense de notre pays et de cultiver ainsi en chacun un esprit civique, mais aussi la notion de « devoir » ?

Au travers du parrainage du 12e de Ligne, la Ville a un rôle important à jouer, surtout à une dizaine de mois du 50e anniversaire de ce parrainage.

 Je souhaite connaître les intentions de la Ville pour commémorer cet anniversaire et contribuer à renforcer, par ce fait, le lien entre notre société et sa Défense ?