Drogues à Liège, où en sommes-nous ?

Une nouvelle drogue aux effets dévastateurs est apparue en Russie il y a quelques années.

Dix fois plus puissante que l’héroïne, la Krokodil a un coût trois fois moindre, elle détruit et pourrit littéralement l’épiderme. Elle arrive même à trouer les os tant l’alliance de ses composants (iode, héroïne, essence, dissolvant à peinture, phosphore rouge et codéine) est destructrice.

La Krokodil provoque des dégâts incurables, le membre d’injection se gangrénant rapidement et devant souvent être amputé. Les spécialistes, qui se déclarent impuissants, ne donnent qu’une espérance de vie très réduite aux consommateurs.

Ce poison gagne hélas du terrain et commence à toucher l’Europe occidentale, l’Allemagne, les Pays-Bas,…

A l’occasion du conseil communal du 24 octobre, j’intrpellerai le Bourgmestre pour savoir s’il a entamé une sensibilisation particulière face à ce fléau ?

Par ailleurs, l’occasion sera aussi de faire le point de la situation de la délivrance contrôlée d’héroïne sur le territoire de notre Ville ?

Où en sommes-nous ?

Le nombre de patients a-t-il été « recruté » dans les deux échantillons ?

Quel bilan financier peut-on tirer environ six mois après le début du programme ?

Celui-ci a-t-il des incidences sur les subsides alloués par le Fonds fédéral de lutte contre les assuétudes ?

Plus généralement, comment évolue la population toxicomane de Liège (âge, comportement, type de drogue, etc.) et quelle est la relation actuelle avec les divers intervenants médicaux et sociaux ?

 

La drogue reste un fléau à Liège et il faut s’y attaquer chaque jour, non seulement en ce qui concerne les consommateurs d’héroïne, mais aussi de tous les autres produits stupéfiants.