A Liège, entre 2006 et 2007, hors personnel policier et enseignant, le nombre d’agents nommés est passé de 1553,97 ETP à 1427, 97 ETP (-126) alors que celui des agents contractuels grimpait de 1659,7 ETP à 1662,06 ETP.
Le pourcentage de statutaires est donc passé de 48,35 % en 2006 à 46,19 %, alors même que les départs naturels de nombreux agents statutaires n’ont pas été compensés par des engagements. S’ils l’avaient été complètement, les taux seraient respectivement de 44,43 % de statutaires et de 55,56 % de contractuels.
Les raisons du choix d’occuper, en communes et CPAS, des agents sous régime contractuel sont financières et de gestion.
On peut donc dire que le choix de recourir à l’emploi statutaire échappe de plus en plus aux communes et CPAS, mais est imposé aux travailleurs. Cela doit-il se faire au détriment des agents engagés sous contrat, notamment pour le pension ?
Je propose que le Conseil communal de la Ville de Liège décide la « création » d’une solution assurantielle pour financer une pension complémentaire à ses agents contractuels afin de combler une partie du différentiel avec la pension des agents statutaires et l’octroi annuel minimal au financement de cette solution assurantielle, d’un montant de 1 % de la masse salariale de ces agents.
La majorité socialiste-humaniste soutiendra-t-elle cette proposition éminemment éthique et sociale ?