Actualisation du plan de gestion 2017 « Quand une majorité de 30 ans n’apprend pas de ses erreurs »

Nous voici confronté à une nouvelle actualisation du plan de gestion de la Ville de Liège. Rare sont ceux qui, dans cette assemblée, n’ont pas déjà dû se pencher sur cet exercice contraignant, mais pourtant fort utile.

Le MR a indiqué sa disponibilité pour travailler, d’une manière constructive, à l’élaboration de l’actualisation du plan de gestion. Nous n’avons cependant été convié à aucune réunion.

Premier constat : 61 % de la rentabilité des mesures du dernier plan de gestion vient donc de taxes et redevances.

Deuxième constat : « ce n’est pas de ma faute », mais celle du pouvoir fédéral.

Troisième constat : Hors pensions, la Ville est en boni ! ou comment la majorité s’exonère de sa responsabilité première d’assurer que ses anciens agents bénéficient d’une pension.

Quatrième constat : On reporte l’effort sur les générations futures.

Cinquième constat : des économies optimistes.

Sixième constat : des économies virtuelles.

Septième constat : haro sur les propriétaires qui améliorent leur bien.

Huitième constat : l’équité fiscale peut-elle camoufler l’absence de mesures fondamentales ?

Neuvième constat : On ne voulait pas des sanctions administratives communales… mais on ne s’en prive pas.

Dixième constat : des prévisions fantaisistes contredites par les chiffres des comptes.

 

Lire plus ? https://fr.slideshare.net/Michelpeters/plan-de-gestion-2017

 

L’image déplorable pour notre Cité des incidents du 4 décembre au Stade du pays de Charleroi

Choqué par les événements au Stade du Pays de Charleroi le 4 décembre, j’interpelle le Bourgmestre sur les coûts de la sécurité et les initiatives contre le hooliganisme de quelques énergumènes.

 

Rendre une image positive à une ville prend des années, parfois de décennies.  Elle impose souvent des décisions politiques courageuses et coûteuses.

A contrario, la bêtise de quelques énergumènes peut, en quelques minutes, ruiner une image et une dynamique.

Chaque jour de match à Sclessin, les désagréments subis par la population locale ou de passage sont énormes.

Nous avions eu droit, il y a quelque temps, à un tiffo que les plus optimistes auront qualifié « d’humour douteux ».

Voici maintenant que quelques « supporters » se livrent à des comportements menant à l’arrêt d’un match.

C’est clairement inacceptable ! Va-t-on encore longtemps tout accepter pour ce sport dit populaire qui brasse des millions, parfois dans des conditions illégales comme en témoignent les récentes révélations de fraude fiscale à grande échelle ?

Monsieur le Bourgmestre,

Condamnez-vous les faits graves commis par quelques énergumènes ce dimanche 4 décembre ?

Auriez-vous l’amabilité de nous rappeler les dispositifs préventifs et répressifs mis en place au niveau fédéral et communal pour lutter contre l’hooliganisme ?

Quels sont les budgets consacrés par la Ville de Liège et la Police de Liège à la prévention de l’hooliganisme et à la sécurisation des matchs ?

Quelles sont les recettes (taxe sur les spect
acles) générées par l’organisation des matchs à Sclessin pour la Ville de Liège ?

Quelles démarches avez-vous entreprises, depuis le 4 décembre, à la fois pour sensibiliser les responsables du Standard et les clubs de supporters, à l’image déplorable pour Liège des incidents carolorégiens ?

 

 

Interpellation au conseil communal du 30 mai 2016 – La surcharge de la liaison E40-E25 et son impact sur les quartiers

Monsieur le Bourgmestre,

Inaugurée en juin 2000, la liaison E40-E25 assure une connexion directe entre les autoroutes situées au nord et à l’ouest de l’agglomération liégeoise (E40, E42, E313) et celle de Liège-Luxembourg (E25).

Plus de 80.000 équivalents véhicules l’empruntent chaque jour dans les deux sens. Son ouverture apporta du souffle pour les habitants du boulevard d’Avroy, des Terrasses, de la rue du Parc et du boulevard de l’Automobile qui subissaient jusqu’alors cet énorme et désagréable trafic de transit.

BouchonsAujourd’hui, la liaison est souvent saturée, particulièrement aux heures de pointe matinales et de l’après-midi. La situation n’est pas améliorée, loin s’en faut, par les travaux du nouvel hôpital du CHC. On peut d’ailleurs s’interroger sur la pertinence des limitations de vitesse actuellement imposées dans les deux sens tout au long de ce chantier… A terme, l’accès au nouvel hôpital en service aura également un impact non négligeable.

La conséquence de la surcharge est constante : au fur et à mesure que le bouchon « remonte », les automobilistes cherchent des échappatoires et encombrent, successivement, les quartiers d’Avroy, du Laveu, de Burenville, de Glain, de Sainte-Marguerite, de Ans, de Saint-Nicolas (sortie Bonne Fortune).

Ce sont à nouveau des milliers de Liégeois, en rive gauche, qui subissent les désagréments d’automobilistes excédés qui profitent de leur déviation pour tenter de récupérer le temps perdu… en adoptant une conduite pour le moins inappropriée dans sur des voiries souvent inadaptées, parfois en circulation locale.

Monsieur le Bourgmestre, tout en étant conscient que le sujet de cette interpellation mériterait à lui seul la réunion de notre commission Mobilité (pourquoi pas d’ailleurs ?), je souhaiterais connaître votre sentiment et vos intentions pour permettre à des milliers de nos concitoyens de retrouver la quiétude à laquelle ils aspirent.

– Quelle est votre analyse de la problématique ? La liaison Beaufays-Cerexhe-Heuseux apportera-t-elle une partie de la solution ?

– Quelles sont vos intentions ?

– Comptez-vous mettre en place, à brève échéance, des dispositifs dissuasifs dans les quartiers ?

– Envisagez-vous des moyens plus contraignants et répressifs, à court, moyen et long terme ?

Ne pourrions-nous pas, par ailleurs, envisager une campagne de sensibilisation « Bouchons, envahir les quartiers n’est pas une solution » qui informerait l’automobiliste des risques de contrôles auxquels il s’expose lorsqu’il s’aventure sur un itinéraire de substitution non adapté ?

Je vous remercie pour vos réponses.

En attendant le tram… 

Capture d’écran 2016-01-16 à 20.29.20Communiqué de presse du Groupe MR au Conseil communal de Liège

 

Ce 16 janvier 2016, selon les affirmations du Ministre wallon dans l’Echo, le tram se voit à nouveau recalé par un troisième refus d’Eurostat. Rappelons que, le 23 mars 2015, nous avions déposé une motion au conseil communal de Liège pour le maintien du tram à Liège et Christine Defraigne, en sa qualité de Députée wallonne, avait également déposé une proposition de résolution à la Région. A travers la motion, le conseil communal : réaffirmait la nécessité pour la Ville de Liège de disposer d’un tram ; invitait les Gouvernements fédéral et wallon à prendre rapidement tous les contacts utiles et nécessaires, en vue d’entamer des discussions avec Eurostat et demandait au Gouvernement wallon d’explorer toutes les pistes alternatives permettant le maintien de cet investissement à Liège. Votée quasiment à l’unanimité, cette motion n’a pourtant pas porté ses fruits.

Après les deux premiers refus d’Eurostat, des modifications ont pourtant été faites par le Gouvernement wallon : ils ont renégocié avec le consortium et en parallèle, la banque Belfius s’est vue retirée du montage financier. Apparemment, ce n‘était pas suffisant. Il est à présent nécessaire d’assumer ses responsabilités. Les premières objections de l’organisme financier auraient pu, et du, l’inquiéter davantage: le tram liégeois a vraiment du plomb dans l’aile. Il connaissait donc la situation depuis des mois et aurait du proposer des alternatives, chose qui n’a pas été faite. Nous voilà donc sans solution tangible pour l’avenir par manque de prévoyance de ce gouvernement !

Le Collège a toujours nié l’évidence: en septembre, le bourgmestre se réjouissait « de réaliser un grand projet de mobilité pour la cité avec le tram ». Ce 4 janvier 2016, il « restait confiant dans le Plan A » (l’effectivité du tram prochainement). L’Echevin de la mobilité, quant à lui, annoncait ce 7 janvier que « Liège court à la catastrophe sans tram et qu’en cas d’avis négatif, il plaide pour que le gouvernement wallon continue d’avancer sur le dossier. » En d’autres termes, le Collège ne disposait pas de Plan B en cas de refus.

Cette majorité miroir PS-Cdh en place à la Région et à la Ville était censée faire avancer les dossiers, mais ce n’est qu’un leurre. La majorité communale a été trahie par son double : le non-avènement du tram va avoir un effet domino non-désirable et faire tomber d’autres projets liégeois comme Coronmeuse, par exemple, ou encore la création de parkings-relais !

Objectivement, après un troisième avis négatif de l’organisme financier, peut-on réellement toujours l’espérer? A priori, non, car un recours, selon certains spécialistes cités par la presse, ne serait pas possible. Le tram serait un projet de trop petite envergure au niveau national pour que le Ministre fédéral des Finances puisse appuyer le recours.

Quelle que soit l’issue d’un potentiel recours ou 4ème avis d’Eurostat, la mobilité liégeoise est en péril. Le groupe MR s’acharne à le faire comprendre au Collège en demandant, de longue date, la tenue d’une réunion en urgence sur le dossier de la mobilité à Liège, mais aucune réponse n’a été donnée à ce jour. Pourtant, les problèmes sont une réalité : le réseau des TEC liégeois est saturé et la réorganisation du réseau de bus doit intervenir à l’horizon 2017-2018 pour éviter que la mobilité ne demeure un enfer à Liège!

Par ailleurs, une question reste toujours en suspens : quid des travaux préparatoires, à hauteur de 50 millions d’euros, déjà entrepris pour le tram ? Quelles sont les pertes pour les commerçants ? Vont-ils être dédommagés des désagréments causés ? Qu’en est-il des riverains des travaux préparatoires qui ont subi des désagréments en pure perte ? La remise en état des sites sera-t-elle effectuée ? Qui prendra le coût en charge ? Le citoyen liégeois ?

Aujourd’hui, suite à cette nouvelle accablante, ils ne peuvent décemment plus se voiler la face. Leur priorité est de dégager des solutions concrètes pour les Liégeois(es). Tant le Gouvernement wallon que le Collège doivent maintenant prendre le taureau par les cornes et envisager un financement alternatif du tram.

Le groupe MR déplore cette catastrophe psychologique pour la Ville qui revit le syndrome de la Place Saint-Lambert. Nous exigeons que des décisions soient prises dans l’urgence par le Collège et le Gouvernement wallon : une réflexion approfondie sur le dossier de la mobilité en agglomération liégeoise est indispensable. Celle-ci devra inexorablement se baser sur les études pré-existantes. La majorité doit réagir, prendre le dossier en main et, enfin, proposer un avenir serein pour la mobilité à Liège ! Le Collège devra en tirer des conséquences…

 Le groupe MR au Conseil communal