Des solutions pour répondre au besoin grandissant de logements ?

D’ici 2030, 190.000 logements supplémentaires seront nécessaires en Wallonie.

La demande en logement de qualité à prix abordable, déjà très importante, voire insatisfaite, ira croissante dans les années à venir et se doublera de besoins de logements adaptés à des situations spécifiques (personnes âgées seules, familles recomposées..).

Le même constat peut être posé pour le secteur public où actuellement plus de 32.000 demandes sont en attente. Pourtant, singulièrement en Province de Liège où 45 communes sur 84 ne proposent aucune création de logement public les deux prochaines années, l’adhésion communale à la dynamique les plans d’ancrage en matière de logement fléchit.

Tout se passe comme si certaines communes préféraient la sanction financière à la construction de logements publics sur leur territoire. Le logement public est-il dès lors considéré par certains comme une « punition » ?

A Liège, entre 2010 et 2040, ce sont entre 28.000 et 33.500 habitants de plus qui sont attendus. A un taux d’occupation de 2,3 personnes par logement (ce qui est supérieur à l’occupation actuelle liégeoise), ce sont donc entre 12.000 et 14.500 nouveaux logements qui seront nécessaires dont, à taux de logements publics constants, entre 1200 et 1500 logements. A l’heure actuelle, on peine à en construire 800 par an sur l’ensemble de la Wallonie…

L’ampleur du phénomène, tant à l’échelle wallonne que provinciale, met en cause le core-business du secteur du logement public et les principes même qui fondent la politique de l’ancrage communal en Wallonie.

Les raisons sont facilement identifiables : tout locataire entrant bénéficie, compte tenu de ses revenus plus faibles, d’un loyer réduit par rapport à son prédécesseur, ce qui entraine une chute des recettes locatives. Certaines sociétés s’endettent dès qu’elles louent un logement ! De plus, la réforme des attributions du Ministre Antoine a supprimé toute gestion active du parc social, elle entraîne une ghettoïsation et renforce la paupérisation et l’exclusion dans des cités.

Le concept de l’ancrage communal doit être remis sur le métier : cette technique a montré ses limites. Le MR estime que les objectifs de la Wallonie ne peuvent être atteints sans partenariats avec le secteur privé, voire même sans recours privilégié à ce secteur.

Il propose des solutions.

1. Partenariat public-privé (PPP) avec cession partielle de la propriété publique

Le MR propose la généralisation de PPP et la mise en œuvre des projets sous forme de marché de promotion. La charge des équipements serait imposée à l’opérateur privé qui recevrait la propriété des surfaces affectées aux logements privés. L’opérateur construirait à la fois du logement privé et du logement public dans une proportion à déterminer avec la SLSP en fonction d’une série de critères à établir. Les subventions régionales pour la construction des logements publics seraient transférées à l’opérateur privé en fonction de l’évolution des travaux. La gestion des espaces publics et/ou communautaires serait assurée par les communes.

Ce système garantit la mixité sociale et patrimoniale via un financement privé partiel et réduit les délais d’exécution de moitié.

2. Partenariat public-privé (PPP) sans cession de la propriété publique

Dérivé du précédent, ce système prévoit le transfert partiel de la propriété en cas de frais d’équipement moins importants. Les surfaces affectées aux logements privés feraient l’objet d’une emphytéose ou d’un droit de superficie.

Ce système garantit la mixité sociale et patrimoniale via un financement privé partiel et réduit les délais d’exécution de moitié. En outre, il présente une solution d’acquisition moins onéreuse via droit de superficie et emphytéose.

3. Partenariat public-public-privé (PPPP) spécifique

Pour des actions spécifiques comme l’affectation des dessus des commerces au logement, le MR suggère la mise en place de partenariats spécifiques entre le propriétaire privé, la commune ou sa régie foncière et l’AIS. Le MR suggère des « 4P » pour remettre ces logements dans le circuit locatif. La commune interviendrait pour le financement des modifications indispensables à l’accessibilité des logements et du commerce ; l’AIS – puisque le logement reste privé et est donné en gestion – serait l’opérateur. Un loyer réduit serait garanti au propriétaire privé pendant une période déterminée, en fonction du coût des travaux. Le patrimoine revenant au propriétaire privé à l’issue de cette dernière.

Ce système garantit la mixité sociale et fonctionnelle et réduit les délais d’exécution de moitié. En outre, il présente une solution d’occupation d’espaces inoccupés, ce qui redynamisera certains quartiers commerçants.

4. Mise en place d’une cellule spécifique aux montages PPP au sein de la SWL

Il faut accélérer les processus de revitalisation entamé ces dernières années et développer entre la Wallonie, la SWL, les SLSP et les AIS une réelle culture de partenariat, fondée sur des objectifs et un cadre clairs et stables. Cette stabilité est particulièrement indispensable si on veut rassurer le secteur privé. Les projets de PPP doivent bénéficier d’un accompagnement spécifique de qualité et d’une véritable culture de partenariat qui doit tenir compte des obligations de rentabilité du secteur privé tout en amenant celui-ci à comprendre et respecter les objectifs d’intérêt général des pouvoirs publics. Il est proposé de crée une cellule spécifique chargée d’encadrer les projets de partenariat.

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Communales 2012 : une campagne respectueuse de l’environnement et du cadre de vie des Liégeoises et Liégeois

L’écologie politique n’a jamzis été ma tasse de thé, mais j’ai un intérêt environnementaliste réel  issu d’une éducation où le respect de la nature était une préoccupation quotidienne.  A mon sens, les comportements respectueux de l’environnement sont bien plus importants que les longs discours stériles…

J’estime devoir montrer l’exemple en politique, plus particulièrement encore en campagne électorale et d’autant plus en période de crise où tout étalage excessif de moyens de communication pourrait être mal compris par la population.

En tant que citoyen et candidat responsable, je prône une nouvelle approche de campagne et je m’engage à réduire au maximum l’utilisation des moyens traditionnels de propagande électorale qui nuisent à l’environnement.

J’encourage chaque candidat à suivre cet exemple de responsabilité. 

La préservation de l’environnement est un enjeu mondial, synonyme de responsabilité envers les générations futures. Les richesses naturelles de la terre ne sont pas illimitées et trop de comportements les mettent en danger.

A notre échelle locale, nous pouvons faire quelque chose, nous devons montrer l’exemple. 

Plus d’infos ci-dessous :

 

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Tant de quartiers administrativement oubliés…

Le Collège du 27 avril dernier a entériné le déménagement du commissariat de Sainte-Marguerite de la rue Hullos à l’angle des rue Hocheporte et Agimont.  Je m’en réjouis pour les habitants de Sainte-Marguerite, mais aussi pour les policiers aujourd’hui obligés de travailler dans des conditions déplorables.

J’ai bien noté les motivations : vétusté du bâtiment, respect des normes en vigueur (PMR, prévention incendie, …), proximité de la Mairie du Quartier, des écoles, d’autres services communaux (crèche, CPAS, etc.).  Quelle chance inouïe ont les riverains de cette nouvelle infrastructure ! J’en suis heureux pour eux et ne remets pas en cause le déménagement du commissariat.

Un des arguments m’échappe cependant… Le nouveau commissariat sera situé, je cite, « au centre de la zone d’intervention du Commissariat ». Je me demande de quel « centre » on parle…

J’ai déjà pu le dire dans le cadre du dossier Patience et Beaujonc : de quartiers comme Cointe et Glain –en passant par Saint-Gilles, Saint-Laurent, Saint-Nicolas et Burenville – tous services sociaux, administratifs et policiers sont absents ! Tous ces habitants délaissés doivent « descendre » à Sclessin, au Laveu, aux Guillemins, à la Cité administrative ou à Sainte-Marguerite pour effectuer leurs démarches administratives ou policières ou encore rencontrer une assistante sociale.

J’avais suggéré d’investir l’ancien bâtiment de la direction du charbonnage Patience et Beaujonc.  Y installer une antenne administrative, un commissariat et une permanence sociale, à quelques mètres du nouvel hôpital du CHC aurait été judicieux.  Faute de démarche de la majorité, le bâtiment a été squatté et devra être détruit.  Une honte !

Aujourd’hui, je demande avec insistance une décentralisation administrative, policière et sociale permettant de desservir décemment les quartiers précités.  Le bâtiment qui accueillait jusqu’il y a 18 mois le siège des habitations sociales de Saint-Nicolas est rentré dans le patrimoine du Logis social et est vide.  Situé place Saint-Nicolas, au centre des quartiers, face à un arrêt de bus, jouxté d’une place-parking, il est l’endroit idéal pour mener ce projet de proximité au profit de la population.

Je souhaite connaître l’avis du Collège sur cette proposition d’affectation et l’interpelle à ce sujet ce 21 mai.

Suivi du conseil communal de la Ville de Liège du 27 février 2012

Motion relative à la position de la Ville de Liège au sujet de la réforme de la procédure d’octroi des licences d’armes. 

Le MR, alarmé par l’avant projet de décret portant réforme de la procédure des licences d’armes, avait déposé un projet de motion.

 

Retravaillé par les chefs de groupes, notamment la cheffe de groupe socialiste que je remercie pour sa contribution positive, un consensus s’est dégagé sur un texte qui demande au gouvernement wallon d’être attentif aux intérêts à la fois de sa politique – on ne peut pas lui demander l’impossible – mais aussi économiques, commerciaux, éthiques et d’emploi du secteur.

Le conseil communal de Liège appelle également à la poursuite de la concertation avec le secteur.

 

Lire ici  le texte adopté par le conseil à l’unanimité.

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Quel avenir pour le logement public à Liège ?

 

 

Le logement public a-t-il encore un avenir à Liège ?  Le modèle est remis en cause à Seraing, la paupérisation et la ghéttoïsation guettent.

Les Libéraux ont des idées, à la fois pour améliorer la gestion des sociétés liégeoise et, plus généralement, le logement public wallon.

 

 

 

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