Actualisation du plan de gestion 2017 « Quand une majorité de 30 ans n’apprend pas de ses erreurs »

Nous voici confronté à une nouvelle actualisation du plan de gestion de la Ville de Liège. Rare sont ceux qui, dans cette assemblée, n’ont pas déjà dû se pencher sur cet exercice contraignant, mais pourtant fort utile.

Le MR a indiqué sa disponibilité pour travailler, d’une manière constructive, à l’élaboration de l’actualisation du plan de gestion. Nous n’avons cependant été convié à aucune réunion.

Premier constat : 61 % de la rentabilité des mesures du dernier plan de gestion vient donc de taxes et redevances.

Deuxième constat : « ce n’est pas de ma faute », mais celle du pouvoir fédéral.

Troisième constat : Hors pensions, la Ville est en boni ! ou comment la majorité s’exonère de sa responsabilité première d’assurer que ses anciens agents bénéficient d’une pension.

Quatrième constat : On reporte l’effort sur les générations futures.

Cinquième constat : des économies optimistes.

Sixième constat : des économies virtuelles.

Septième constat : haro sur les propriétaires qui améliorent leur bien.

Huitième constat : l’équité fiscale peut-elle camoufler l’absence de mesures fondamentales ?

Neuvième constat : On ne voulait pas des sanctions administratives communales… mais on ne s’en prive pas.

Dixième constat : des prévisions fantaisistes contredites par les chiffres des comptes.

 

Lire plus ? https://fr.slideshare.net/Michelpeters/plan-de-gestion-2017

 

Proposition de motion relative à l’instauration d’une taxe kilométrique

Taxe kilométriqueL’accord intervenu entre les Régions flamande, wallonne et bruxelloise pour lancer, au 17 février, une phase test préalable à l’introduction future d’une taxe kilométrique, a de quoi interpeller le mandataire communal.

Une telle taxe, si elle est parfois envisagée pour freiner l’utilisation du véhicule dans et vers Bruxelles, pourrait tout à fait être appliquée sur le territoire wallon, et à Liège.

Les tarifs annoncés de cette taxe – 9 cents par kilomètre en zone urbaine, 5 cents par kilomètre sur les autoroutes et 6,5 cents par kilomètre sur les autres routes – entraineraient les coûts annuels estimatifs suivants :

  • Liège –Bruxelles : 2323 € / an
  • Seraing – Liège : 422 € / an
  • Aywaille – Liège : 789 € / an

Cette taxe serait, dans un grand nombre de situations, bien plus élevée que le système actuel. Elle  pourrait rapidement devenir un piège à l’emploi.

Si une taxe kilométrique peut influencer les comportements de mobilité des automobilistes, elle n’a cependant aucune influence sur le type de véhicule utilisé, une grosse cylindrée rejetant beaucoup de CO2 ne serait dès lors pas plus taxée qu’une petite voiture moins polluante.

Les citoyens ont largement exprimés leur mécontentement ; 172.000 personnes ayant à ce jour  signé une pétition en ligne.

Considérant qu’il est d’intérêt communal de s’inquiéter d’une taxation qui pourrait avoir une influence :

  • sur la présence du commerce en ville,
  • sur la présence d’entreprises et de professions libérales en ville,
  • sur les comportements des Liégeoises et Liégeois qui, travaillant hors ville, pourraient choisir de se rapprocher de leur lieu de travail,
  • sur les comportements des navetteurs et, dès lors, la fréquentation de nos gares
  • sur le pouvoir d’achat des chalands.

Considérant que les accises sur les carburants permettent déjà de rencontrer la préoccupation du principe « pollueur-payeur » parfois évoqué pour justifier une taxe kilométrique ;

Considérant qu’une telle taxe ne devrait pas être mise en œuvre sans concertation européenne afin – si elle devait être retenue – que la même réglementation soit appliquée dans tous les pays de l’UE ;

Considérant enfin les légitimes inquiétudes relatives à la protection de la vie privée.

Nous avons déposé une motion invitant le conseil communal à demander l’abandon du projet de taxe kilométrique, la voici :

Attendu que le dispositif de taxe kilométrique envisagé pénalise fortement l’utilisation de l’automobile en ville ;

Attendu que les plus récentes analyses relatives à la congestion (auto) routière démontrent qu’elle est le fait de l’utilisation du véhicule à des fins essentiellement non-professionnelles ;

Attendu les conséquences potentielles de l’instauration d’un tel système :

  • sur les activités commerciales
  • sur le tourisme
  • sur la fréquentation des établissements scolaires de tout niveau
  • sur la fréquentation de nos établissements de soins
  • sur la population liégeoise au sens large
  • sur les travailleurs se rendant à Liège chaque jour et y consommant
  • etc.

Motion

Le Conseil communal de Liège demande aux ministres et secrétaires d’état en charge de la mobilité des trois Régions, l’abandon de tout projet de taxation au kilomètre tant que des alternatives crédibles et abordables à la voiture n’existent pas. Ces alternatives devant intégrer les régions rurales au développement d’un transport public performant et accessible à l’ensemble des citoyens et assurer une mobilité performante dans nos villes.

Michel Péters

Fabrice Drèze

 

10 propositions pour le Carré

Le Carré est un haut lieu d’animation de notre Cité. Nous y avons toutes et tous passé de nombreuses heures.  Que l’on soit jeune ou moins jeune, parent ou non, l’insécurité dans ce lieu emblématique retient systématiquement notre attention, comme si l’on ne voulait accepter que ce lieu où nous avons passé de si bons moments se perde…

La sécurité dans le Carré a toujours été un problème.  C’est inhérent à un lieu où de nombreuses personnes se regroupent et consomment de l’alcool.  Mais la situation s’est détériorée ces dernières années.

Les autorités en sont conscientes puisqu’elles ont notamment mis en place une surveillance policière (la chenille) les jours de grande affluence ou des actions de sensibilisation à la consommation excessive d’alcool, entre autre par les mineurs (Respect 16).

Les commerçants l’ont compris également. Quasi tous, aujourd’hui, recourent aux services d’un gardien ou ont installé des caméras de surveillance.

A côté de la problématique de la sécurité, la consommation abusive d’alcool sur la voie publique par des mineurs y est souvent excessive. Le mercredi et le vendredi, il n’est pas rare de retrouver des jeunes affalés sur le sol. Les boissons alcoolisées par ces mineurs ne leur sont pas vendues par les établissements HORECA qui sont régulièrement contrôlés par les services compétents. Il faut dès lors envisager des solutions pour mettre un terme à ces comportements, d’autant que les études les plus récentes démontrent les conséquences désastreuses de l’alcool sur le développement du cerveau. Les capacités de raisonnement, de planification, d’orientation dans l’espace et la mémoire peuvent être endommagées par l’alcool. Une consommation excessive n’a donc pas uniquement un effet visible sur le fonctionnement de la mémoire, mais réduit aussi la concentration.  Les risques de troubles hépatiques et gastriques sont également plus élevés en cas de consommation importante. Enfin, l’alcool peut également dérégler l’équilibre hormonal.

On le voit, outre l’ordre public, la santé publique peut être affectée par des comportements inappropriés. Cela justifie amplement la nécessité, pour les autorités publiques, d’intervenir pour baliser, sécuriser et conscientiser.

L’objectif est de rendre ses lettres de noblesse à ce quartier qui a contribué, et contribue encore aujourd’hui, à la renommée liégeoise. C’est en outre un pôle d’attractivité touristique, commercial, et estudiantin…

Nos propositions font suite à des rencontres multiples avec les intervenants divers du Carré et notamment à un afterwork le 19 septembre sur le thème « « Un avenir radieux pour le Carré ? ».

Le MR déposera une motion au conseil communal du 27 janvier 2014 afin d’inciter le Collège :

 –                     à prendre « le taureau par les cornes » plutôt que de s’en tenir à des effets d’annonce

–                     à ouvrir le débat démocratique alors qu’aujourd’hui il est confisqué par quelques initiés…

–                     à assurer la sécurité et garantir les conditions les plus favorables pour un développement commercial harmonieux.

Ces proposition sont consultables ici

Analyse des taxes et redevances du Budget 2014 de la Ville de Liège

hotel-de-ville-liegeDe mémoire de fonctionnaire, jamais l’ensemble des règlements taxes et redevances de la Ville n’avait été révisé en une seule fois ! Est-ce l’occasion de la mise à plat réclamée par le MR depuis plusieurs années ? Hélas non !

Cette année encore, le Collège nous gratifie d’une nouvelle ponction, la redevance sur les célébrations de mariage, qui porte l’arsenal fiscal de la ville à 43 taxes, 19 redevances et une amende.

Découvrez l’analyse complète en suivant ce lien : http://fr.slideshare.net/Michelpeters/budget-2014-taxes-et-redevances

Redevance de stationnement : la majorité PS/CdH fait une fois de plus fonctionner la planche à billets

Stationnement payantLors de la présentation du budget 2013, la majorité PS/CdH de la Ville de Liège avait adapté un point du Règlement relatif à la redevance portant sur le plan de stationnement. Elle augmentait le montant de la redevance forfaitaire journalière (celle dont on s’acquitte si l’on n’alimente pas – ou pas suffisamment – l’horodateur) de 25 à 35 €.
Cela s’ajoutait à une augmentation significative (175 %) de la taxe sur les parkings en ouvrage de 20 à 35 € par emplacement par an qui finira par être répercutée sur un prix horaire inchangé depuis plusieurs années.

A quelques semaines de la présentation du budget 2014, l’Echevin Michel Firket propose une nouvelle modification, cette fois d’ampleur, du Règlement « Plan de stationnement ».

Doublée au 1er janvier 2010 pour être fixée à 500 € annuels (250 € si semestrialisation), l’Echevin de Finances propose maintenant de porter le coût de la vignette de stationnement à 600 € annuel (350 € si semestrialisation). En 4 ans, cela représente des augmentations respectives de 240 et 280 % !!!

Le tarif horaire était fractionnable en quart d’heure avec un taux de redevance limité à 0.10 € lorsque le stationnement ne dépassait pas une demi-heure.
A la lecture du règlement remanié, le fractionnement ne semble plus possible, et le prix / heure augmente de 1 € (0.25 € le quart d’heure) à 1.50 €. L’exception pour la première demi-heure passe elle de 0.10 à 0.20 €.

Ceci impliquerait les augmentations suivantes :

Règlement actuel Nouveau Règlement
30’ stationnement 0.10 € 30’ stationnement 0.20 €
45’ stationnement 0.75 € 45’ stationnement 1.50 €
61’ stationnement 1.25 € 61’ stationnement 3.00 €

Enfin, cerise sur le gâteau, la redevance forfaitaire évoquée ci-dessus est une nouvelle fois augmentée, de 35 à 40 €, soit une augmentation de 160 % entre juin et novembre 2013 !!!

On sait que la politique tarifaire du stationnement public influence le comportement des automobilistes chalands et clients de nos commerces et des nombreuses professions libérales présents à Liège. Ainsi, on estime la rotation à deux véhicules par place et par jour en cas de stationnement gratuit, à quatre en cas de stationnement payant en zone peu contrôlée et à huit en zone bien contrôlée.
Mais avant toute décision, un diagnostic de fonctionnement du stationnement devrait être établi et devrait également tenir compte de la sécurité relative du stationnement. Ici, point de diagnostic autre que budgétaire : la majorité fait tourner la planche à billets sur le dos des automobilistes.

Ceci aura inévitablement un impact sur le comportement des automobilistes fréquentant le Centre-Ville. Ils pourraient adopter d’autres comportements commerciaux au profit des surfaces commerciales ou des cabinets médicaux extérieurs qui offrent le parking gratuit et sécurisé.

Immanquablement, c’est un nouveau coup dur pour le commerce liégeois et les professions libérales nombreuses à Liège !
De même, le système de redevance supposant un service de la Ville, on peut se demander ce que cette augmentation apporte de plus à l’automobiliste : une meilleure complémentarité entre stationnement et transport public ? L’accueil des modes de transport doux et alternatifs dans les zones de parcage ? Le paiement via Smartphone au moyen d’un QR code comme à Heusden-Zolder ?

Enfin, le Règlement n’apporte aucune solution de parcage pour les professionnels de la santé au-delà de la « tolérance » actuelle laissée à l’appréciation des verbalisateurs ce qui, dans un état de droit, reste difficile à admettre…

Michel Péters
Christine Defraigne

Conseillers communaux